Réchauffement climatique, même les castors de l’Alaska jouent leur rôle

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Les animaux contribueraient également à la dégradation et à la diminution du permafrost et des sols gelés, un phénomène que plusieurs études ont déjà décrit comme très dangereux car il peut accélérer, par l’émission de gaz méthane dans l’air, le réchauffement climatique en cours.
Selon les chercheurs de l’Institut Alfred Wegener pour la recherche marine et polaire de Potsdam, ce sont les gros rongeurs qui contribuent au changement radical des paysages arctiques.

Les scientifiques ont découvert que les castors d’Alaska ne profitent pas seulement du changement climatique en cours, qui se propage encore plus rapidement, mais qu’ils se répandent également dans d’autres régions de la toundra, des habitats qu’ils avaient l’habitude d’éviter.
Ces animaux peuvent être nuisibles car ils sont utilisés pour construire des barrages dans les cours d’eau, contribuant ainsi à la création de milliers de nouveaux petits plans d’eau, notamment des ruisseaux, des rivières, des étangs et des lacs.

Ces nouveaux plans d’eau contiennent généralement de l’eau plus chaude que l’eau environnante, ce qui tend à accélérer le dégel du permafrost et donc à intensifier le changement climatique en cours.
L’étude, publiée dans Lettres de recherche sur l’environnementdécrit à quel point ces castors sont difficiles à combattre et à quel point ils sont extrêmement efficaces pour modifier un habitat naturel avec leurs dents acérées.

Le phénomène touche principalement les zones arctiques de l’Alaska où vit le castor d’Amérique du Nord. Grâce aux images satellites, par exemple, les chercheurs ont réalisé que sur une zone de 18 000 kilomètres carrés dans le nord-ouest de l’Alaska, les castors avaient réussi à créer 56 nouveaux lacs en cinq ans, ce qui a littéralement changé cet habitat.

Selon les chercheurs, les castors sont de plus en plus répandus en raison du changement climatique : avec l’augmentation des températures, les habitats dans lesquels ils peuvent vivre sont de plus en plus nombreux. Un véritable effet d’entraînement qui accélère le réchauffement climatique lui-même.