La permanence dans l’espace modifie la façon dont le corps manipule le sodium

Crédit : Olu Gbadebo, Unsplash, NCvvr837fz8)

Un autre effet du voyage ou du séjour dans l’espace sur le corps humain a été décrit dans une nouvelle étude parue sur Circulationun magazine de l’American Heart Association. L’étude s’est concentrée sur le fait, déjà établi par des études précédentes, que l’absence de gravité peut « embrouiller » le corps, l’amenant à produire moins de sang et d’eau et obligeant donc l’astronaute à se déshydrater lorsqu’il retourne sur Terre.

Plus précisément, les chercheurs ont analysé l’effet de la permanence dans l’espace sur les cœurs natriurétiques. Ces dernières sont des hormones qui permettent à l’organisme d’excréter le sodium dans l’urine. Ils ont analysé huit astronautes masculins qui avaient consommé un régime pauvre en sodium pendant leur séjour dans l’espace et à leur retour sur Terre.
En plus de ces huit astronautes, les chercheurs ont analysé 16 autres astronautes, en particulier les changements de leur volume sanguin, avant, pendant et après leur séjour dans l’espace.

Finalement, les chercheurs ont découvert que les astronautes excrétaient une plus faible quantité de sodium pendant leur séjour dans l’espace et que leur taux de cette hormone était plus faible que lorsqu’ils étaient sur Terre, et ce indépendamment de leur régime alimentaire et donc de la quantité de sodium qu’ils prenaient.

À court terme, six mois ou moins (d’autre part, c’est généralement la durée maximale qu’un astronaute passe sur la section spatiale internationale), il ne semble pas y avoir d’effets délétères sur l’organisme mais cela est probablement dû au court terme : quels pourraient être les effets pour un voyage à long terme, comme celui qui pourrait, par exemple, amener des humains sur Mars ? Des questions auxquelles il serait peut-être bon de répondre avant d’organiser une telle mission.