Alzheimer, découverte d’une mutation génétique qui déclenche l’accumulation de la protéine TAU

L’enzyme génétiquement mutée MARK4 déclenche l’accumulation de protéines TAU dans le cerveau (crédit : Metropolitan University of Tokyo)

Une nouvelle raison de l’accumulation de la protéine TAU dans le cerveau, qui tue les cellules cérébrales et conduit à la maladie d’Alzheimer, a été identifiée par le groupe de chercheurs de l’Université métropolitaine de Tokyo.
Les chercheurs ont en effet identifié la mutation d’une enzyme spécifique appelée MARK4. Cette mutation peut modifier les propriétés de la protéine TAU, ce qui facilite son agrégation.

La principale théorie, aujourd’hui acceptée par de nombreux chercheurs, est que la maladie d’Alzheimer est causée par l’accumulation de la protéine TAU qui peut s’agréger en morceaux emmêlés dans les cellules du cerveau. Ces agrégats provoquent ensuite la mort des neurones avec tous les problèmes que cela implique, y compris des problèmes de mémoire et de motricité.
Ce que l’on ne comprend pas, c’est la raison de cette accumulation et en comprendre les causes signifierait, peut-être, concevoir de nouvelles méthodes pour arrêter, voire prévenir, la maladie qui touche aujourd’hui des millions de personnes dans le monde et qui est l’une des principales causes de la démence sénile.

La protéine TAU joue normalement un rôle important dans la structure des cellules et de leur cytosquelette. L’enzyme MARK4 est également utile car elle facilite le travail de la protéine TAU en lui permettant d’utiliser des extensions du cytosquelette ou des microtubules. Cependant, lorsqu’une mutation se produit dans un gène de cette enzyme, les problèmes d’accumulation commencent.
Les chercheurs ont mené des expériences sur des mouches à fruits génétiquement modifiées pour produire de l’UAT humaine.

Ils ont découvert que la modification génétique de l’enzyme MARK4 entraîne à son tour des changements dans la protéine TAU créant une forme pathologique, une sorte de “mauvaise” TAU qui a tendance à s’agréger plus facilement et ne devient pas plus soluble.
Ces connaissances peuvent être utiles pour concevoir de nouveaux traitements ou des mesures préventives pour la maladie d’Alzheimer. L’étude a été publiée dans le Journal de la chimie biologique.

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