Un tremblement de terre « invisible » a provoqué un énorme tsunami en 2021, selon un nouvel algorithme.

Crédit : Schäferle, Pixabay, ID : 1913559

En août 2021, un séisme « invisible » a déclenché un tsunami de grande ampleur qui s’est développé dans les océans Atlantique Nord, Pacifique et Indien. Une nouvelle étude, dirigée par Zhe Jia, sismologue à l’Institut de technologie de Californie, révèle des détails importants sur cet événement qui s’est en fait produit de manière bien différente de ce qui avait été estimé auparavant.

Le tsunami « mondial » d’août 2021

En août 2021, un étrange tsunami « global » a été enregistré, se propageant dans trois différents océans de la Terre, l’Atlantique Nord, le Pacifique et l’océan Indien. À l’époque, ils ont identifié l’origine comme étant un tremblement de terre de magnitude 7,5 avec un épicentre dans la zone des îles Sandwich du Sud de l’océan Atlantique Sud. Toutefois, d’autres études menées au cours des derniers mois ont jeté plus d’un doute sur les scientifiques eux-mêmes.

Pendant des mois, les chiffres n’ont pas été respectés.

Au cours des derniers mois, les scientifiques, en traitant les données recueillies pendant l’événement, ont découvert que l’épicentre se trouvait à 47 km sous le fond de l’océan. C’est une profondeur qui ne peut pas provoquer un tsunami, surtout un de cette taille. Les chercheurs ont également découvert que la rupture de la plaque tectonique à l’origine de ce séisme mesurait près de 400 km de long. Là encore, cela ne colle pas : une telle rupture aurait dû provoquer un séisme bien plus important.

La nouvelle étude : cinq « sous-séismes ».

La nouvelle étude, publiée dans Geophysical Research Letters, révèle quelques détails importants et intéressants. Cinq secousses ou « sous-séismes » ont en fait provoqué le tsunami de grande ampleur. En particulier, l’un de ces séismes, le troisième, est celui qui a le plus probablement provoqué la vague. Ce séisme, par rapport aux quatre autres, s’est produit à une profondeur beaucoup plus faible. Il s’agissait en fait d’un très fort tremblement de terre, d’une magnitude de 8,2, et aussi très « silencieux », à tel point qu’il n’a même pas été remarqué sur le moment, tout comme les cinq différentes secousses séparées de quelques minutes n’ont pas été remarquées.

Détails techniques

Les chercheurs qui ont réalisé cette nouvelle étude ont réussi à détecter le troisième tremblement de terre en utilisant une technique spéciale de séparation temporelle des données des ondes sismiques, une technique réalisée avec un nouvel algorithme. Les chercheurs ont ainsi identifié le troisième tremblement de terre, qui a duré environ 200 secondes et qui a libéré à lui seul 70 % de l’énergie libérée par les cinq séismes.

Le tremblement de terre « invisible

Le troisième séisme, le séisme « invisible », a provoqué une rupture entre les plaques d’environ 200 km et s’est produit à une profondeur d’environ 15 km sous la surface de la terre. À cette profondeur, elle a pu provoquer le tsunami qui a été enregistré par la suite.
Cette étude sera très utile pour comprendre comment détecter correctement des séries similaires de séismes, ceux qui se produisent presque en séquence et à une certaine profondeur, et aussi pour comprendre comment détecter à temps d’éventuels tsunamis près des côtes.

Maxime Le Moine
Maxime Le Moine
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