Selon une nouvelle étude, l’hibernation pour les voyages dans l’espace pourrait ne pas être si pratique pour les humains

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Une solution pour les longs voyages dans l’espace, qui prendraient des dizaines voire des centaines d’années, consiste à hiberner les corps humains et à les réveiller lorsqu’ils atteignent leur destination. Cette solution appartient toutefois encore au domaine de la science-fiction, même si plusieurs études ont été menées sur le sujet. Une nouvelle étude, menée par des chercheurs chiliens, suggère que c’est une possibilité qui pourrait ne jamais se réaliser, comme l’explique ScienceAlert.

Relation entre la masse corporelle et la dépense énergétique

Les chercheurs se sont intéressés à la relation entre la masse corporelle et la dépense énergétique chez les animaux en hibernation. Leurs résultats ne semblent pas être favorables à l’homme.
Chez les animaux qui hibernent, la température corporelle baisse considérablement, le métabolisme est réduit et le rythme cardiaque et la respiration ralentissent. Ainsi, la dépense énergétique de l’organisme peut chuter jusqu’à 98 % dans certains cas. Dans tous les cas, l’animal doit survivre et brûle donc les réserves de carburant qu’il a dû accumuler. L’animal perd alors du poids, souvent plus d’un quart de son poids total pendant toute la phase d’hibernation.

Les “hibernants” humains perdraient environ 2 kg de poids par an.

Ce sont des caractéristiques qui, si elles sont appliquées aux humains, si nous devions induire une sorte d’hibernation dans notre espèce également, suggèrent qu’il faudrait consommer au moins deux cents kilojoules de graisse corporelle par jour. D’après les calculs, l’homme en hibernation perdrait environ 2 kg par an pendant son voyage dans l’espace.

Une telle perte de graisse ne serait bonne que pour des voyages relativement courts.

Bien que cela puisse sembler peu, en réalité, une telle perte de graisse ne serait bonne que pour des voyages relativement courts, par exemple vers les lunes de Jupiter ou de Saturne. Pour les voyages plus longs, interstellaires ou vers des planètes en orbite autour d’autres étoiles, un être humain en “hibernation” devrait accumuler plusieurs centaines de kilogrammes de graisse corporelle avant de partir. Ou bien il devrait se réveiller périodiquement pour prendre autant de graisse, puis se rendormir. Pas vraiment une technique pratique.

Besoins énergétiques d’un être humain pendant son éventuelle “hibernation”.

En fait, il n’y a pas beaucoup de grands mammifères qui hibernent.
L’histoire change lorsque les mammifères restent actifs. La relation entre le métabolisme actif et la masse commence à être différente et plus “pratique”. En fait, chez les grands animaux, l’hibernation ne permet pas d’économiser autant d’énergie. Les chercheurs ont calculé que les besoins énergétiques d’un être humain pendant l’hibernation ne sont pas très différents de ceux d’une personne simplement au repos, c’est-à-dire qui dort.

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