Selon un astrophysicien, des véhicules extraterrestres pourraient être déjà près de nous.

Nous transmettons des ondes radio dans l’espace depuis plus d’un siècle, de manière imprudente selon certains. Une civilisation extraterrestre pourrait intercepter ces ondes radio, mettre en place de nouvelles émissions avec des vaisseaux spatiaux et partir dans notre direction. Toutefois, une telle « réponse » prendrait beaucoup de temps, comme le souligne dans Science Avi Loeb, un physicien théoricien et cosmologiste israélien réputé qui a déjà réalisé plusieurs études sur le sujet de la vie extraterrestre par le passé.

Nous risquons de devoir attendre trop longtemps les réponses des civilisations extraterrestres.

Même si nous nous fions uniquement à une réponse par le biais de signaux électromagnétiques tels que les ondes radio, c’est-à-dire des signaux qui se déplacent de toute façon à la vitesse de la lumière, nous pourrions devoir attendre des siècles ou des millénaires pour obtenir une réponse d’une civilisation située peut-être à seulement 100 années-lumière, selon le chercheur.
Si l’on envisage plutôt une rencontre « vivante » et une civilisation technologique plus ou moins à notre niveau de progrès, il faudra envisager des fusées à propulsion chimique ou quelque chose de similaire. Si l’on considère qu’une telle civilisation aurait pu construire des fusées similaires aux plus rapides que nous avons fabriquées jusqu’à présent, cela pourrait s’étendre sur des millions d’années. Mais il est presque impossible que, dans notre voisinage cosmique, il puisse exister une civilisation qui soit plus ou moins à notre niveau technologique actuel.

Des technologies inimaginables sont nécessaires pour espérer une « rencontre ».

Le chercheur applique le principe copernicien selon lequel nous ne pouvons être les seuls spectateurs privilégiés de l’univers. Ce principe s’oppose à celui de la « rareté de la Terre », selon lequel, au contraire, la vie est le résultat fortuit d’une série de facteurs environnementaux qui doivent tous exister les uns après les autres.
Il est clair que si une civilisation extraterrestre ne pouvait pas s’appuyer sur des technologies que nous ne pouvons que vaguement imaginer à l’heure actuelle, une éventuelle rencontre n’aurait lieu que dans notre très lointain avenir, car les traces que nous avons laissées en tant que civilisation technologiquement avancée sont encore trop récentes. Et nous ne pouvons pas attendre des millénaires.

Le scientifique explique donc qu’il existe une deuxième façon de comprendre l’existence de civilisations intelligentes : une civilisation technologique suffisamment avancée pourrait avoir commencé à explorer notre voisinage galactique il y a plusieurs millions d’années, bien avant d’avoir pris conscience de notre propre existence.
Dans un tel contexte, il est possible que les véhicules interstellaires d’au moins une de ces civilisations soient déjà proches de nous, car au moins une de ces civilisations a pu se rendre compte que la Terre est une planète habitable et donc une planète d’intérêt. Et c’est précisément cette deuxième possibilité qui fait l’objet de la nouvelle étude qu’Avi Loeb a menée avec l’un de ses étudiants, Amir Siraj.

Notre première mission vers Proxima Centauri b

Il est très probable que la première mission extrasolaire que nous mettrons sur pied aura pour principal objet d’intérêt Proxima Centauri b, une planète potentiellement habitable située autour de l’étoile Proxima Centauri, et pas n’importe quel système stellaire.
Le fait que notre première mission interstellaire visera probablement une planète potentiellement habitable nous donne de l’espoir : il devrait en être de même, du moins logiquement, pour une civilisation extraterrestre qui aurait un intérêt quelconque à découvrir d’autres formes de vie.

Le projet Galileo

C’est précisément la raison pour laquelle le chercheur a fondé le projet Galileo avec son collègue Frank Laukien. Annoncé dès le 26 juillet, il s’agit d’un effort de recherche visant à analyser, de manière aussi détaillée que possible, les nombreuses données collectées par les nouveaux télescopes afin de détecter des traces d’une éventuelle vie extraterrestre.
Financé par des fonds privés, le projet dispose d’une équipe de recherche internationale et vise à construire un nouveau réseau de télescopes pour surveiller les objets les plus inhabituels dans l’espace.

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