Selon de nouveaux calculs, les océans se réchaufferont 11 à 15 fois plus qu’en 2005-2019

Crédit : roxana_D, Pixabay, 6476661

Il est fort probable que les 2000 mètres supérieurs des océans du monde se réchauffent en moyenne de 11 à 15 fois plus que le réchauffement observé entre 2005 et 2019. Telle est la conclusion d’une étude publiée dans Nature Climate Change, comme le rapporte un article de The Conversation signé par Kewei Lyu, Giovanni Chiesa et Xuebin Zhang. [1]

Les chercheurs expliquent que leur analyse prévoit que le réchauffement des eaux entraînera leur expansion et donc une augmentation du niveau des mers. Les chercheurs ont également calculé que cette hausse se situait entre 17 et 26 centimètres. Et ils n’ont même pas inclus dans leurs calculs la fonte conséquente des glaces polaires, qui contribuera encore davantage à la montée des eaux.

L’augmentation de la température des océans, expliquent les chercheurs, est directement imputable à l’augmentation parallèle des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, augmentation elle-même imputable à l’utilisation de combustibles fossiles.
Les chercheurs ont utilisé des données recueillies depuis les années 1970 et des données recueillies depuis le début des années 2000 à partir de flotteurs autonomes placés sur les océans du monde dans le cadre du projet Argo.

Ces flotteurs ont notamment mesuré les températures de la surface de 2000 m des océans. Les données ont ensuite été envoyées par satellite à divers centres scientifiques dans le monde.
Les chercheurs ont calculé que le réchauffement global des océans a augmenté sans interruption depuis le début de ce siècle. Sur la base de ces données, les chercheurs ont ensuite effectué des simulations pour estimer le réchauffement futur des océans eux-mêmes. Ils sont ensuite arrivés à la conclusion ci-dessus qui, selon les chercheurs, a une probabilité de plus de 66%.[2]

Les chercheurs ont également calculé que le fait de maintenir l’augmentation des températures dans un avenir proche, par rapport aux températures préindustrielles, à moins de 2 degrés serait probablement utile pour réduire de moitié environ le réchauffement prévu par ces calculs. Grâce à ce confinement, l’élévation globale du niveau des mers serait réduite à 8-14 cm.
L’objectif de l’accord de Paris était une augmentation maximale de 1,5° Celsius, mais cette limite est de plus en plus considérée comme irréaliste et inatteignable.

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