Les tourbières du nord deviennent de plus en plus importantes en tant qu' »entrepôts » de carbone

Les tourbières du nord de la planète jouent un rôle important dans la régulation du climat car elles agissent comme des « puits de carbone ». Ces habitats particuliers sont en effet caractérisés par des conditions particulières de stagnation de l’eau, conditions qui diminuent les taux de décomposition des plantes.
Cela signifie que des couches de matières végétales mortes commencent à s’accumuler pendant des années, devenant de la tourbe et stockant du carbone qui autrement se retrouverait dans l’atmosphère.

Une équipe de chercheurs, utilisant de nouveaux outils de modélisation, a analysé le rôle de ces habitats particuliers. Les résultats, publiés ensuite sur Biologie du changement globalL’importance des tourbières du Nord et leur rôle de « réserves » de carbone au moins jusqu’à la fin de ce siècle, même dans les scénarios où le réchauffement climatique sera sévère.
Toutefois, la capacité d’absorption des tourbières commencera à diminuer après 2050 dans les scénarios de réchauffement climatique sévère, en raison d’un processus connu sous le nom de minéralisation des sols.

« Avec cette étude, notre objectif est de souligner l’importance des tourbières dans le cycle mondial du carbone. Nous avons adopté un outil avancé de modélisation des tourbières pour aborder les questions liées au bilan carbone des tourbières dans les conditions climatiques passées et futures. Notre plan est maintenant de faire avancer nos recherches actuelles sur le rôle des tourbières dans la régulation du climat régional en combinant notre modèle de tourbe de pointe avec des modèles climatiques mondiaux et régionaux afin de quantifier les réactions des tourbières », explique Nitin Chaudhary, chercheur à l’université d’Oslo et auteur principal de l’étude.
Cette recherche montre à quel point les tourbières sont importantes pour l’environnement et combien souvent les recherches précédentes n’ont jamais clairement défini ou souligné l’importance de ces habitats naturels pour l’augmentation ou le ralentissement du réchauffement climatique en cours.