Les télescopes détectent l’énorme lueur émise par Proxima Centauri – Science News.co.uk

Représentation artistique de la lueur émise par la naine rouge Proxima Centauri. Ces lueurs pourraient rendre la vie sur les planètes autour de l’étoile très difficile (crédit : ROBERTO MOLAR CANDANOSA/CARNEGIE INSTITUTION FOR SCIENCE, NASA/SDO, NASA/JPL)

Une lueur décrite comme « extrême » éjectée de Proxima Centauri, une naine rouge qui se trouve dans un système triple avec les étoiles les plus proches de nous, a été découverte par une équipe de chercheurs qui ont publié leur étude dans l’Astrophysical Journal Letters.
Avec un huitième de la masse du Soleil, Proxima du Centaure est une étoile naine rouge située à un peu plus de 4 années-lumière de nous. Cette étoile a suscité l’intérêt ces derniers mois après la découverte d’au moins deux planètes orbitant dans la zone dite « habitable », et l’une d’entre elles semble être une planète rocheuse, ressemblant donc à la nôtre.

Toutefois, des études ultérieures ont montré que cette étoile est utilisée pour émettre des lueurs très fortes qui, en termes de rayonnement, ne sont pas exactement saines pour la vie, ce qui, d’une certaine manière, a quelque peu freiné l’enthousiasme.
Cette étude confirme cette activité « extrême » de la part de cette étoile. L’éruption détectée par les chercheurs a rendu l’étoile 14 000 fois plus brillante dans l’ultraviolet et en quelques secondes, comme l’explique Meredith MacGregor, ancien chercheur de Carnegie, aujourd’hui professeur adjoint à l’Université du Colorado à Boulder, l’un des auteurs de l’étude.
Il s’agit d’éruptions stellaires, des phénomènes qui se produisent lorsqu’il y a un changement dans le champ magnétique de l’étoile. Ce décalage entraîne une accélération des électrons à des vitesses proches de celle de la lumière. Les électrons entrent alors en collision avec le plasma de l’étoile, ce qui provoque une éjection, une véritable éruption, de rayonnements dans tout le spectre électromagnétique.

Comme l’explique Alycia Weinberger, chercheuse à Carnegie et autre auteur de l’étude, il est désormais clair que cette étoile émet ces fortes éruptions depuis longtemps, peut-être depuis des milliards d’années, plusieurs d’entre elles étant dirigées précisément contre les planètes récemment découvertes, ce qui n’a clairement pas favorisé la naissance ou le développement de la vie.
Quoi qu’il en soit, « étudier » ces éruptions extrêmes avec plusieurs observateurs nous permet de comprendre ce que ses planètes ont enduré et comment elles ont pu changer », explique le chercheur. De plus, les naines rouges étant les étoiles les plus courantes de la galaxie, il est fondamental de comprendre dans quelle mesure la vie pourrait être possible sur les planètes qui gravitent autour de ce type d’étoile. Et il est très important de comprendre si ces énormes éruptions émises par les mêmes naines rouges sont une règle ou une exception.
L’éruption en question a été enregistrée le 1er mai 2019 et a été détectée par différents télescopes, dont Hubble et le Atacama Large Millimeter Array (ALMA).

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