Les coups de soleil sur la tête peuvent provoquer des troubles cognitifs et moteurs.

Crédit : Joanjo Puertos Muñoz, Pixabay, 3570177

Travailler au soleil peut présenter un danger plus important que ce que l’on pensait auparavant, selon un nouvel article scientifique présenté sur Nature.
Selon les intervenants de l’article, des chercheurs du département de la nutrition, de l’exercice physique et du sport de l’université de Copenhague, une exposition prolongée au soleil peut compromettre les fonctions cognitives ainsi que la coordination de divers types de mouvements. Bien sûr, cela peut entraîner des risques sur le lieu de travail et, accessoirement, une forte diminution de la productivité du travail elle-même.

Les conséquences du « stress thermique » sur les fonctions cognitives n’ont jamais été correctement analysées dans les études scientifiques, c’est pourquoi, comme le suggèrent les chercheurs de l’institut danois eux-mêmes, nous avons toujours sous-estimé ses effets.
Cette nouvelle étude démontre qu’il existe des conséquences directes sur les performances cognitives et motrices, comme l’explique Lars Nybo, l’un des auteurs de l’étude.

Un déclin moteur et cognitif a déjà été observé à une température corporelle de 38,5°, une température inférieure d’au moins un degré à celle d’autres études similaires antérieures, une différence plus que substantielle comme le note Nybo lui-même.
Les chercheurs ont mené des expériences sur huit hommes en bonne santé âgés de 27 à 41 ans. Pour créer l’effet des coups de soleil sur la tête, ils utilisaient des lampes avec lesquelles ils émettaient une forte lumière sur la tête et sur d’autres parties du corps sauf la tête (pour limiter l’aveuglement des participants).
Les chercheurs ont constaté qu’une exposition prolongée, notamment à la tête sur la nuque, provoquait une augmentation de la température corporelle d’un degré et, surtout, une altération des performances cognitives et motrices.