Le télescope Webb nous permet d’observer comment les planètes naissent des disques autour des étoiles

Crédit : Dima Zel, Shutterstock, 2068903037

Un nouvel article publié sur le site de la NASA porte sur plusieurs questions posées à Meredith MacGregor, professeur au Center for Astrophysics and Space Astronomy (CASA), un institut de l’université du Colorado à Boulder. Les questions concernaient le télescope James Webb qui sera lancé fin décembre et qui, selon plusieurs experts, scientifiques et astronomes, devrait révolutionner l’observation astronomique.

Le successeur de Hubble, le télescope Webb ? En réalité, le fonctionnement sera différent

Le scientifique explique d’abord que le télescope James Webb, bien que considéré comme son successeur, est en fait très différent de l’autre grand télescope spatial lancé par la NASA dans les années 1990, le télescope Hubble. La principale différence réside dans le fait que si le télescope Hubble a étudié le cosmos dans les longueurs d’onde ultraviolettes, le télescope Webb mènera ses investigations dans la lumière infrarouge.
À cette longueur d’onde, il pourra recueillir davantage de données sur les structures qui se sont formées au début de notre univers.

Décalage rouge cosmologique

Le fait est que la lumière des objets, notamment des galaxies, s’étend au fur et à mesure que le temps passe. Pour observer les galaxies et les objets qui sont nés il y a des milliards et des milliards d’années, il faut tenir compte de l’effet du décalage vers le rouge de la lumière. Il s’ensuit que l’observation infrarouge est un moyen plus efficace d’analyser l’univers dit “primitif”.

Mieux observer les exoplanètes

Le chercheur se concentre également sur l’amélioration que nous réaliserons dans l’observation des exoplanètes. Avec le James Webb, nous pourrons observer ce que l’on considère comme les berceaux des planètes : les disques protoplanétaires qui se forment autour des jeunes étoiles. Selon le modèle aujourd’hui majoritairement accepté par les astronomes, les planètes naissent de ces disques. Au départ, il ne s’agit que de petits morceaux de roche qui deviennent ensuite de plus en plus gros grâce au phénomène d’agrégation gravitationnelle. Et c’est précisément les phases de ces formations que le James Webb pourra détecter dans l’infrarouge. La poussière et le gaz chauffés, comme ceux que l’on trouve dans un disque protoplanétaire autour d’une jeune étoile, émettent de la chaleur et donc de la lumière infrarouge.

Découverte de la vie extraterrestre

L’espoir ultime est qu’avec le James Webb, des progrès décisifs pourront être réalisés dans la découverte de la vie extraterrestre sur des planètes situées en dehors de notre système solaire. On espère notamment trouver des “biosignatures”, c’est-à-dire des traces de la présence d’une vie extraterrestre, et ce, principalement en examinant l’atmosphère des planètes.
“Si nous réussissons, l’astronomie entrera dans un nouveau territoire où nous pourrons vraiment déterminer ce qui pourrait être un signe de vie et ce qui pourrait ne pas l’être”, explique M. MacGregor.

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