Le réseau de radiotélescopes HIRAX permettra de sonder l’univers en profondeur – Science News.co.uk

Représentation graphique du réseau HIRAX (crédit : Cynthia Chiang/HIRAX)

HIRAX (Hydrogen Intensity and Real-time Analysis eXperiment) est un réseau de 1024 radiotélescopes de 6 m de diamètre situé dans la région de Karoo en Afrique du Sud. Conçu pour mesurer l’émission de la raie de l’hydrogène décalée vers le rouge à 21 cm et pour mieux comprendre les énergies sombres sur la matière noire, cet immense réseau de radiotélescopes pourrait apporter des réponses fondamentales sur la façon dont la matière est distribuée dans notre univers et, espérons-le, sur les composants de base de l’énergie noire, selon une nouvelle déclaration parue sur le site Web de l’ETH Zurich.

Alexandre Refregier, professeur de physique à l’institut suisse, parle d’un « projet passionnant » qui, au cours des prochaines années, pourrait clarifier certaines des questions les plus fondamentales sur notre univers. Ce réseau de radiotélescopes a été installé dans une région désertique plate, la même région où seront installés plusieurs des radiotélescopes du futur Square Kilometer Array.
Le réseau collectera des signaux radio de 400 à 800 MHz, signaux qui, avant tout, nous permettront de mieux comprendre la distribution à grande échelle de l’hydrogène dans l’univers. L’hydrogène est en effet l’élément le plus commun dans le cosmos et, par conséquent, être capable de le cartographier à grande échelle signifie être capable de savoir comment cette même matière est distribuée dans l’espace. Comprendre comment la matière est distribuée peut ensuite permettre d’en savoir plus sur la matière noire et l’énergie noire elles-mêmes.

En outre, le réseau HIRAX pourrait s’avérer très utile pour comprendre réellement les flashs radio rapides et les pulsars.
Il s’agit d’un « défi technologique important », comme l’explique M. Refregier. Les chercheurs de l’institut suisse ont été chargés de construire le « corrélateur numérique ». Il s’agit d’un dispositif qui combine les signaux enregistrés par chacun des radiotélescopes, ce qui est essentiel pour exploiter l’ensemble du réseau comme un seul et même réseau. En outre, un signal radio unique émis par un drone sera utilisé pour synchroniser les différents signaux reçus par chaque antenne individuelle.
Un autre défi que les ingénieurs devront relever est lié à la collecte des nombreuses données que le réseau de radiotélescopes recueillera au fil du temps. On estime, en effet, que ce réseau collectera 6,5 To de données par seconde. Cette énorme quantité de données sera toutefois partiellement réduite « à la volée », précisément grâce au corrélateur numérique mentionné ci-dessus. Une fois que les données ont été compressées et réduites, elles peuvent être envoyées à l’unité de traitement.

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