Le Contrôleur de la protection de la vie privée veut un groupe de travail européen pour TikTok

Dans le but de protéger les données de l’application fréquentée principalement par les adolescents, le Garante italien a tiré la sonnette d’alarme en écrivant à son homologue européen et en demandant un effort communautaire sur le sujet

Le Garant italien de la vie privée a demandé au Comité européen pour la protection des données personnelles (EDPB) – qui réunit toutes les autorités du secteur de la vie privée au sein de l’Union européenne – d’activer un groupe de travail sur les risques pour la vie privée que représente Tik Tok, le réseau social qui se dépeuple chez les très jeunes et qui permet de créer et de partager des contenus audio et vidéo. Déjà au début du mois, une société de cybersécurité, Check Point Research, a parlé des multiples vulnérabilités de l’application.

Dans la lettre envoyée à la commission, le président de l’autorité garante, Antonello Soro, souligne que l’Italie a déjà reçu des rapports sur d’éventuelles vulnérabilités de cette application pour smartphone et que d’autres autorités – par exemple, l’Ico britannique et la FTC américaine – ont en fait déjà commencé leurs propres enquêtes. L’application appartenant à ByteDance avait fini par être mise en accusation aux États-Unis, où en décembre, il avait fait face à son premier procès.

L’objectif italien est de procéder de manière coordonnée et décisive au niveau de l’UE, compte tenu notamment de la sensibilité de ce type de plateformes et de leur cible, à savoir une tranche de population très jeune, avec tout ce que cela implique. Pour ces raisons, le Président Soro a demandé que la question soit portée à l’attention de la prochaine réunion plénière à Bruxelles fin février. Officiellement lancée en 2018 – bien qu’elle soit née en 2016 – l’application a atteint plus de 500 millions d’utilisateurs actifs dans le monde, dont plus de la moitié ont moins de 30 ans.