Découverte d’un sursaut radio rapide et rare dans une galaxie située à 1,5 milliard d’années-lumière de nous

Les éclairs radio rapides découverts par les chercheurs semblent provenir d’une galaxie située à 1,5 milliard d’années-lumière (crédit : NASA, ESA, Alexandra Mannings-UC Santa Cruz ; Wen-fai Fong- Northwestern ; traitement d’images : Alyssa Pagan-STScI).

En parcourant les nombreuses données recueillies par le réseau de télescopes ASKAP (Australian Square Kilometer Array Pathfinder), une équipe de chercheurs du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics a découvert un sursaut radio rapide dans une galaxie lointaine située à environ 1,5 milliard d’années-lumière. Il s’agit d’une découverte importante car elle appartient à la catégorie des flashs radio rapides qui se répètent. Très peu de sursauts radio rapides ont tendance à se répéter, ce qui les rend très difficiles à analyser. C’est l’une des principales raisons de notre manque de connaissances sur ce phénomène dans l’univers.

Répétition de flashs radio rapides

Jusqu’à présent, quatre flashs radio rapides répétés ont été détectés dans quatre galaxies hôtes, et celui découvert par les chercheurs du CfA est le cinquième.
Les flashs radio rapides peuvent être considérés comme des impulsions lumineuses de très forte puissance qui se propagent dans l’espace sur la longueur des ondes radio. Les scientifiques ne savent pas encore comment ils se forment, mais ils savent qu’ils durent très peu de temps, même quelques millièmes de seconde. La plupart d’entre eux ne se répètent pas, de sorte que la découverte de leur “source” semble impossible à l’heure actuelle. Nous devons nous concentrer sur les quelques cas qui semblent se répéter et qui semblent tous provenir de galaxies.

Cinq éclats découverts

Des chercheurs ont découvert cinq rafales d’un flash radio rapide nommé 20201124A. Ils ont également examiné sa localisation : elle semble se trouver à l’intérieur d’une galaxie située à 1,5 milliard d’années-lumière. Ils ont enfin mesuré le spectre optique de la lumière provenant de cette galaxie et ont comparé ces données avec celles des rayons X recueillies par l’observatoire Swift.

Très faible niveau de formation d’étoiles

Dans ce cas, comme pour les autres flashs radio rapides découverts précédemment, la galaxie dont il provient semble avoir un niveau de formation d’étoiles presque insignifiant. Dans ce cas, le taux de formation d’étoiles est d’environ cinq masses solaires par an. Les chercheurs ont également calculé la masse totale de la galaxie : environ 20 milliards de masses solaires. Ils pensent qu’il s’agit d’une galaxie relativement jeune, âgée d’environ cinq milliards d’années. Ils ont également constaté qu’il semble contenir beaucoup de poussière chaude mais n’ont trouvé aucune preuve de la présence d’un trou noir supermassif en son centre.

Hot news

A ne pas manquer