COVID-19, une affection similaire au syndrome de Kawasaki, principalement rencontrée chez les enfants d’origine africaine

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Un syndrome lié à la COVID-19 et similaire au syndrome de Kawasaki, qui semble être plus fréquent chez les enfants d’origine africaine, a été décrit dans une nouvelle étude publiée dans Le BMJ. Les chercheurs notent que les cas ont également été observés en Italie, aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Selon les chercheurs, il s’agirait d’une « réponse médiate ou retardée » à la COVID-19 qui se produirait plusieurs semaines après le moment de l’infection.

Les caractéristiques pour lesquelles cette affection diffère du syndrome de Kawasaki sont principalement un pourcentage, défini comme « exceptionnellement élevé », de symptômes gastro-intestinaux comprenant des douleurs abdominales, des vomissements et de la diarrhée. En outre, cette nouvelle affection présente une pression artérielle istable et une inflammation du muscle cardiaque.

L’étude a analysé 21 enfants et adolescents d’un âge moyen de 7,9 ans présentant des caractéristiques similaires à celles de la maladie de Kawasaki. Les enfants ont été hospitalisés à Paris entre le 27 avril et le 11 mai 2020 et plus de la moitié d’entre eux (12) étaient d’origine africaine.
17 d’entre eux ont dû recourir aux soins intensifs mais tous ont été libérés avant le 15 mai 2020, après une moyenne de huit jours d’hospitalisation, et sans complications graves.

Il s’agit d’une étude d’observation portant sur un petit nombre de sujets examinés et donc un lien de causalité, même avec l’infection COVID-19, ne peut être établi avec certitude. Cependant, comme le rapportent les chercheurs eux-mêmes, ce syndrome inflammatoire multisystémique, très similaire au syndrome de Kawasaki, semblerait être plus fréquent chez les enfants d’origine africaine.

« Ces résultats cliniques devraient déclencher une grande vigilance chez les médecins généralistes et les urgentistes et une préparation à la pandémie de coronavirus de 2019 dans les pays où la proportion d’enfants d’origine africaine est élevée et où la transmission communautaire est importante », indiquent les chercheurs.